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Mémoire multiple et participation politique: L' « histoire locale » dans la voie africaine de la démocratie

Convenors:
Mariona Rosés (Universitat de Barcelona)
Discussant:
Albert Roca
Format:
Panels
Location:
KH209
Start time:
30 June, 2017 at 9:00
Session slots:
1

Short abstract:

Le panel propose d' explorer les possibles effets sur la voie démocratique et sur la participation politique effective autant de la visibilité de la diversité d'histoires locales que de l'interaction explicite des historiographes scientifiques avec ses « gardiens traditionnels »

Long abstract:

L'usage officiel de la mémoire historique comme facteur de construction politique en Afrique, bien qu'encadré dans l'épanouissement de l'afrocentricité, a suit la formule du nationalisme européen, fondé sur l'État-nation. La importance qu'à conférée la nouvelle historiographie africaine aux facteurs assez hétérogènes (résistance anticoloniale, idéalisation romantique des pouvoirs locaux, modernisation, panafricanisme ou matérialisme historique) a changé, dans chaque nouveau état, selon l'équilibre de forces de chaque moment, mais sans rompre avec cette inspiration fondamentale. Le résultat a été souvent une simplification de la "mémoire nationale" qui à peine concorde avec les identités locales, le tissu social réel ainsi que les alliances, les symbioses et les querelles entre les différents collectifs que lui conforment. Les nombreuses institutions et "histoires locales" ou "factieuses" -souvent ancrées dans le cadre rural apparemment lointain des centres de pouvoir économiques et politiques - ont été sous-estimées par l'historiographie officielle, bien qu'ils sont des facteurs de premier ordre à l'heure de prendre des décisions quotidiennes. Dans les processus d'urbanisation des villes africaines, les réseaux migratoires permettent de mettre en relief l'influence mutuelle et constante entre ce qui est rural et ce qui est urbain. Le panel propose explorer, à partir de l'analyse des cas concrets, les possibles effets sur la voie démocratique autant de la visibilité de cette diversité d'histoires "étouffées" que de l'interaction explicite des historiographes scientifiques avec ses "gardiens traditionnels". Un approche qu'implique mettre en question l'existence d'une "culture démocratique universelle".