Accepted Paper:

L'institutionationalisation du PCI en France : aspects juridiques et administratifs  

Author:

Christian Georges Dominique Hottin (Ministère de la Culture et de la Communication)

Paper short abstract:

L'intervention porte sur la mise en œuvre de la convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel en France, et plus particulièrement les difficultés culturelles de l'administration du patrimoine de ce pays à prendre en compte ce nouveau paradigme patrimonial.

Paper long abstract:

La protection du patrimoine repose en France sur une base juridique incontestable, le Code du Patrimoine, qui est le résultat de l'assemblage, au début des années 2000, des différentes législations propres à chacun des grand domaine patrimoniaux : musées, archives, monuments historiques, archéologie. Aucune place n'est actuellement faite à la notion de patrimoine culturel immatériel dans ce code, bien que la France ait adhéré en 2006 à la convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du PCI.

Un attachement marqué au patrimoine monumental ne suffit pas à rendre compte de ce décalage entre une tradition administrative nationale et un nouvel ordre patrimonial qui s'esquisse au plan international. En effet, la France dispose, depuis le début des années 1980, d'une politique en faveur du patrimoine ethnologique, concept qui recouvre un domaine assez proche de celui de PCI. Mais cette politique est demeurée presque exclusivement tournée vers la recherche scientifique, et non vers la sauvegarde effective. Ce ne sont pas tant les objets à patrimonialiser qui posent problème, mais plutôt la manière de les traiter.

On tentera donc d'expliquer ici quels sont les principes qui sous tendent la politique du patrimoine en France et de montrer en quoi ces normes implicites sont profondément remises en cause par le mode de patrimonialisation prôné par l'UNESCO pour la sauvegarde du PCI.

Panel P47
Conceptual circulation of intangible cultural heritage in national policies and laws