Accepted Paper:

De tout ce qu'il faut pour qu'il y ait événement - Ou comment faire de la physique avec le LHC  

Author:

Sophie Houdart (CNRS)

Paper short abstract:

Il s'agit, dans cette communication, de présenter certains des dispositifs de maintenance, de stabilisation et d'homogénéisation par lesquels le LHC, la plus grande machine expérimentale de physique des particules, produit effectivement de la physique.

Paper long abstract:

Que voit-on? Qu'observe-t-on? De quelle nature est l'événement auquel on assiste? Comment s'assurer que cet événement concerne bel et bien le cosmos, et qu'il informe bel et bien de ses propriétés? Au CERN, autour du LHC (Large Hadron Collider), les opérations de maintenance, de stabilisation, d'homogénéisation sont incessantes. Sur le nombre très éloquent de participants (physiciens, ingénieurs...) à cette infrastructure expérimentale - la plus grande au monde -, ce sont ainsi près de 90%, dit-on, qui « s'occupent de la machine ». Pour obtenir et maintenir des faisceaux de protons stables susceptibles de livrer des informations sur la structure de l'univers, on ausculte le LHC quotidiennement, on procède à des relevés innombrables, on installe partout des dispositifs de surveillance et de monitoring - on capte, de manière continue, le pouls de la machine de manière à ce que l'événement attendu (le fait physique) ne soit imputable à aucune autre force qu'aux lois physiques elles-mêmes. C'est partie de ces maniements collectifs, extrêmement bien coordonnés, que j'aimerais décrire dans cette communication.

Panel IW005
Phénoménographies du doute (FR or EN)